A l’heure où les Masters de pétanque sont à leur ultime phase avant le « Final Four » à Istres, on se tourne vers l’équipe de Madagascar qui a disputé ses plus mauvais Masters de l’histoire.

Nanou, Luc, Cobra et Hery se trouvent en effet avant l’étape de Ruoms qui a rendu son verdict hier tard dans la soirée, à l’avant-dernière place devant les Béninois. Du jamais vu. Voire une chute vertigineuse après le titre mondial de 2016 à domicile, mais aussi après la victoire de Toutoune et de ses amis à ces mêmes Masters en 2014.

Platini plus un Platini. Pour cette édition 2017, Madagascar ne s’est hissé en demi-finales qu’à deux reprises à la 1re étape et à la seconde. Soit 10 points. Les huit autres au compteur, Nanou et ses camarades le doivent aux matches de barrage et assez souvent devant une équipe locale sans réelle envergure.

A moins d’un revirement spectaculaire incluant une défaite de l’équipe de France face à l’équipe locale et une autre de l’équipe Gire face au Bénin, la messe serait dite pour les protégés de Béryl Razafindrainiony.

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C’est dire combien la pétanque malgache est en train de couler corps et biens de par ce mode de sélection qui exclut l’entente du groupe pour former un quatuor atypique et sans entraîneur qui plus est. Encore une fois, ce n’est pas en additionnant un Platini à un Platini qu’on forme la meilleure équipe de France. Et ce qui est valable au football l’est également en pétanque. La France l’a d’ailleurs appris à ses dépens au Mondial de 2016 en insérant dans son groupe le jeune et non moins talentueux Dylan Rocher alors que la mayonnaise a du mal à passer aux côtés de Lacroix et de Suchaud.

Racle au premier plan. Le retour de Quintais dans le groupe a permis aux Français de se replacer dans ces Masters 2017 avec une belle victoire d’entrée contre le Bénin de Bio mais pas autant que cette sélection placée sous la bannière « wild card » au sein de laquelle évolue Racle, de son vrai nom Christian Andriatseheno qui semble avoir retrouvé une seconde jeunesse avec l’Italien Rizzi, Fazzino et le Belge Weibel.

D’ailleurs cette équipe de Fazzino se trouve à la tête du classement général et se qualifie quelque soit le résultat de l’étape de Ruoms, au « Final Four ». Mais au moins cela, car malgré sa double nationalité, Rachre reste un Malgache dans l’âme. Un pays à qui il a donné le titre mondial en 1999 à la Réunion.

Clément RABARY

Source: Midi-Madagasikara du 31 aout 2017.