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Amir Moez Andriamilerovason (à gauche) avait gagné le billet pour la Thaïlande avec Jean et entre les deux hommes l’organisateur Tiana Andriambelosoa

Faire revenir les patrons et rassembler le petit monde de la pétanque pour une meilleure efficacité. C’est le pari d’Andrialemirovason Moez Amiroudine, plus connu sous le nom d’Amir qui entend franchir un pallier en se portant candidat à la présidence de la Fédération Malgache de pétanque. L’homme qui a gravi les échelons année après année, affirme être confiant grâce à un soutien venant des quatre coins de l’île. Récit.

Midi Madagasikara : En se portant candidat aux prochaines élections de la Fédération Malgache de pétanque, peut-on savoir les motifs qui vous ont poussé à le faire ?

Amir : « C’est tout aussi simple, j’aime la pétanque et j’ai grandi avec en étant président du club de Nosy Be en 2000 puis président de la section de Nosy Be trois années plus tard pour devenir en 2012 vice-président de la Ligue de Diana. Parallèlement en tant que joueur, j’ai gagné de nombreux titres le dernier en date étant les Masters de Thaïlande de 2016 aux côtés de Jean et Carlos. »

Midi : Si vous avez décidé de vous porter candidat, c’est peut-être parce que vous avez envie d’apporter quelque chose de nouveau dans une discipline qui marche très fort car Madagascar vient d’être sacré champion du monde en 2016 ?

Amir : « C’est vrai mais quand on arrive au sommet, c’est plus difficile de s’y maintenir. Aussi, nous nous devons d’être au top et sur ce chapitre, mes premières actions en tant que président seraient de rassembler tout le monde. Car la pétanque pour s’épanouir a besoin de l’aide de ce que nous appelons les patrons. Ils se sont pour des raisons d’incompatibilité d’humeur, mis à l’écart. Or le fait est que la pétanque vit presque entièrement sous le cape de ces patrons grâce à qui les joueurs peuvent se préparer pleinement et pendant toute l’année sans avoir besoin de trouver un autre travail. C’est un plus inespéré mais il faut que tout le monde y gagne et pour faire gagner les patrons, il n’y a pas trente et six solutions, il faut restituer en instituant la formule d’un quatrième joueur lors des championnats du monde.

On semble l’oublier mais le premier titre de champion du monde de Madagascar, on l’a eu grâce à un patron dans la triplette en l’occurrence Kailas. Madagascar fut ensuite vice-champion du monde en 2009 mais c’était aussi avec Jacky Be dans le groupe alors je ne vois pas vraiment pourquoi on a abandonné cette formule alors qu’elle permet de donner plus de punch à la discipline. »

Midi : Outre cette politique de faire revenir les patrons, y a-t-il autre chose ?

Amir : « Mes autres actions visent à rendre toutes les ligues indépendantes financièrement pour qu’elles puissent œuvrer pour le vrai développement en organisant des compétitions à leur niveau. Bien avant cette indépendance financière, la Fédération fera des dotations en matériels notamment les boules. L’idée est de faire une collecte en France et d’y faire ramener des boules par les joueurs qui passent là-bas. Il ne s’agit pas d’obliger les joueurs à trouver des boules mais bien d’en prendre dans cette collecte pour les donner ensuite à la Fédération qui va les distribuer aux les ligues. »

Midi : Votre idée n’est pas mauvaise mais est-ce que vous aurez le temps nécessaire pour votre mandat ?

Amir : « Ecoutez, je me donne deux ans pour transformer cet essai. A mi-mandat, je pense pouvoir réaliser ces objectifs pour redonner à la pétanque malgache une autre dimension. Mais je tiens toutefois à préciser que je ne déciderai pas tout seul car toute décision sera collégiale et donc profondément mûrie. Autre chose encore, j’ai décidé de rajeunir au maximum mon équipe car il est temps que les jeunes prennent leur avenir en main. »

Propos recueillis par

Clément RABARY

Source: Midi-Madagasikara du 24/01/2017.