Trema
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Tremarivo Rafetrarinanja a tout gagné au boulodrome comme en dehors.

Récent champion de Madagascar Boss de pétanque avec Taratra il y a deux semaines, Trema, de son vrai nom Tremarivo Rafetrarinanja, parle de sa vie professionnelle et de ses trois « Pâtisserie Royale » à Ambohipo, Mahamasina et Anosizato, comme une suite logique de sa vie de bouliste qui lui a appris tout notamment à se conformer aux règles mais aussi à se battre jusqu’au bout. Récit.

Midi Madagasikara : Y a-t-il un lien entre votre élogieux parcours en pétanque et le succès des Patisserie Royale que vous dirigez ?

Tremarivo Rafetrarinanja : « La Pâtisserie Royale que j’ai ouverte en 2002 après avoir suivi des cours de pâtisserie, est bien avant la pétanque où j’ai véritablement débuté dans les compétitions à partir de 2005. Mais je peux vous dire que si la société prospère aujourd’hui, c’est grâce aux relations que j’ai tissées à travers le sport et plus particulièrement la pétanque car j’ai été aussi attaquant en football. Les amitiés qui se nouent autour d’un boulodrome m’ont servi à agrandir le cercle de mes clientèles. Et avec les bienfaits que cela comporte. »

Midi : Pouvez-vous être plus explicite ?

T.R. : « La pratique sportive est une chose, l’éducation que cela entraîne en est une autre mais au bout je trouve que la pétanque est le sport éducatif par excellence. C’est une école de la vie où on apprend à se conformer aux règles strictes que sont le chrono mais aussi le cercle où nous mettons les deux pieds sans oublier le respect des adversaires. Et ce n’est pas tout car c’est le sport où on ne peut pas se permettre de se relâcher même en menant par 12 points dans une partie à 13. En clair, ce sport exige une très bonne concentration tout en restant très physique car il m’arrive de faire plus de 10 km de marche au cours d’une journée de compétition.

Je me sens particulièrement heureux en apprenant à jouer à la pétanque mon fils Tsiry de 12 ans. Car chemin faisant, je lui inculque les valeurs du sport. J’aurais aimé en faire de même avec ma fille Hevy de 8 ans mais comme elle aura tout son temps, je ne m’en formalise pas.

Ce côté un tantinet éducateur m’a conduit à diriger une équipe de football d’Anosizato qui ne figure pas parmi l’élite car mes objectifs se résument à l’éducation de ces jeunes. »

Midi : Et le secret de vos réussites puisque vous avez gagné tous les grands concours Boss mais aussi les formules open à scooters.

T.R. : « Pour votre information, j’ai déjà gagné trois scooters dans des concours Open mais aussi une vraie voiture avec Naina Kely de Betafo durant le concours organisé par Média Consulting sans parler des billets Tana- Paris- Tana comme lors du championnat de Madagascar Boss mais aussi d’autres billets pour Maurice et la Réunion.

Sur ce dernier point, j’ai déjà gagné le tournoi de St Pierre en 2013 avec Mamy et Kôla. »

Midi : Il vous reste les qualifications pour les Masters en France.

T.R. : « Les éliminatoires pour les Masters en France ne m’intéressent pas. Je peux lutter pour les places sans problème mais ma vie professionnelle ne me permet pas de rester en France pendant trois mois. Comme tous les boulistes qui se respectent, j’aurais aimé disputer une partie avec les meilleurs boulistes de France et plus particulièrement avec Lacroix que j’admire mais pour l’instant mon travail prime sur l’amour de la pétanque. Car outre la Pâtisserie Royale, nous sommes aussi, ma femme  Domoina et moi, à la tête d’un service traiteur. C’est beaucoup de boulot mais heureusement que j’ai la pétanque du week-end pour évacuer la pression. »

Propos recueillis par

Clément RABARY