Ranary
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Michel Ranarivelo est resté ce jeune homme qui s’entend pratiquement avec tout le monde.

 

Sportif accompli pour avoir tout fait, le Directeur Général de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Michel Ranarivelo, affirme avoir utilisé les vertus tirées d’une bonne pratique sportive pour booster sa carrière professionnelle.

La vie de Michel Ranarivelo ou plutôt Mamih comme ses amis l’appellent se résume d’ailleurs à deux principaux sujets.

Discipline-culte. D’abord ses études à Vontovorona à la Polytechnique où il est devenu ingénieur en 1980, option génie-chimique, puis plus tard Docteur-Ingénieur en chimie appliquée à l’industrie et à l’environnement. Un cursus qui fait aujourd’hui de lui un enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo.

Ensuite la pétanque. Car ce grand Monsieur qui est toutefois resté modeste, est aussi un très grand bouliste. Une qualité qu’il avoue avoir hérité d’une longue pratique depuis son jeune âge. La faute à la ville de Betafo où il a grandi et où cette discipline est devenue un culte voire une institution.

Et les résultats s’enchaînaient à la pelle. Notamment sur le plan international où Michel Ranarivelo a remporté en 1994 le tournoi de St Pierre avec Ndrema tout en étant l’entraîneur de Tom et Hago, les deux dames qui ont aussi remporté ce même tournoi de la Réunion.

Il a réussi le même exploit, en 2009, à Mayotte, en entraînant Odile et Vololona tout comme il dirigeait, à Izmir en Turquie, l’équipe avec Dolys, Bema, Tina et Nanou qui a tout juste échoué en …finale de ce sommet mondial de 2010.

Premier professionnel. Sur le plan local et pour rester en pétanque, il a été champion de Madagascar chez les vétérans en 2009 avec Jocelin et Bien-Aimé puis en 2011 avec le Colonel Rajaoba et Pascal Flens tout comme il a ravi à trois reprises le championnat national inter-ministériels de l’ASOIMI.

Aujourd’hui encore, il fait parler de lui en encadrant les boulistes juniors de l’équipe nationale qui suivent la formule Sports-études et qui ont fait parler d’eux, dimanche dernier à Ankatso, en se hissant jusqu’en finale de la compétition sénior.

Dans d’autres registres, Michel Ranarivelo a aussi des arguments à faire valoir puisqu’il faisait partie du premier club professionnel de basket en 1975 avec le Mélia Sport Club. Il a également joué au football en étant le gardien du Elatr’i Betafo puis du CEG Betafo et du Lycée d’Antsirabe.

Ce karatéka du Shotokan Hellénique de Soarana fut aussi un sprinter de talent car il a remporté, étant encore gosse, le titre de champion du Vakinankaratra de 80m, puis du relais 4 x 100 m quand il se trouvait à Diégo pour ses études universitaires.

Même au volley-ball, il est parvenu jusqu’en finale du championnat de Madagascar de 1978 avec l’ASUD de Diégo où son équipe n’a pu rien faire devant la machine à gagner d’Ambatonilita.

Famille d’ingénieurs. C’est dire qu’on a là le profil d’un vrai sportif animé d’une passion hors normes qu’il tente de transmettre à ses cinq enfants.

Mais pour l’instant, trois de ses enfants l’ont suivi à la Polytechique dont deux ont déjà l’ingéniorat avec Tamby en BTP et Haja en Télécommunications. Comme sa fille Lucia est déjà en 5e année de BTP, c’est une certitude que les débats familiaux vont être très …techniques. Moins de bla-bla et plus d’engagement pour rester fidèle à la devise de Papa qui est de «s’améliorer pour mieux servir les autres ». Une raison suffisante qui explique ses actions notamment quand il a été l’un des artisans de la première université privée du St Michel Amparibe. Un geste qui coule de source pour ce fervent catholique qui attend ne pas en rester là en mettant à contribution sa progéniture.

Une famille exceptionnelle en fait mais qui a hérité d’un bel état d’esprit du père en tous points fair-play mais aussi généreux en effort dans sa vie de tous les jours. Un moral de battant. Et croyez-le ou non mais le fait d’avoir grandi à Betafo y est pour beaucoup.

Clément RABARY